Faites pousser des coquelicots blancs
Semez des coquelicots blancs dans votre jardin et soutenez des projets en faveur des femmes dans les zones de conflit

Les coquelicots fleurissent entre mai et juillet. Mais c’est surtout en juin que la terre aride des chantiers et des accotements se colore de rouge. Les champs non cultivés se parent eux aussi souvent de coquelicots, comme le décrit le célèbre poème contre la guerre ‘In Flanders Fields’. Ce poème a été écrit par le soldat canadien John McCrae dans les tranchées de Flandre occidentale pendant la Première Guerre Mondiale, et c’est de ce texte que vient le choix du coquelicot rouge comme symbole de la douleur et de la mort engendrées par la guerre.

Outre ces coquelicots rouges, la campagne ‘La force des femmes, une chance pour la paix’ aimerait toutefois également voir fleurir des coquelicots blancs, afin d’attirer l’attention sur la position et le rôle des femmes dans la guerre et la paix. C’est la raison pour laquelle nous proposons des sachets de graines de coquelicots blancs. Pour 3 euros, vous pouvez acheter un sachet dans les bureaux du Vrouwenraad, Rue du Méridien 10 à 1210 Bruxelles. Pour les envois par la poste, vous devez commander au moins quatre sachets (12 euros + 2 euros de frais d’expédition). Les commandes peuvent être faites via Anne Rowie, nvr.arowie@amazone.be.

Photo au-dessus: Johan Pinson 

Grâce à votre achat, vous apporterez votre soutien à des petits projets de nos femmes de paix en faveur des femmes dans les zones de conflit. Vu que les sachets sont brodés à la main par la Maison des Femmes à Istalif (en Afghanistan), vous soutiendrez également cette initiative.

Vous pouvez planter les coquelicots blancs dans votre jardin ou dans un pot sur votre terrasse. Vous pouvez également les semer avec votre association lors d’une promenade de printemps en mars ou en avril sur des accotements ou des terres non cultivées. Outre le rouge, les accotements, les champs et les chantiers se pareront ainsi également de blanc en juin!

Envoyez-nous vos plus beaux clichés de coquelicots blancs en floraison afin de leur donner une place d’honneur sur le site web et la page Facebook du Vrouwenraad.

 
Troisième série de projets de femmes de paix (décembre 2018), récompensés de 500 euros
  • Rebondir pour se reconstruire de Louise Ngandu & Anne Monseu: avec leur association Aire de Femmes Louise et Anne accompagnent des victimes de viol et violence sexuelle dans la province du Kasaï en RDC. C'est un projet assez récent qui soutient la réinsertion économique des victimes. Avec le chèque de 500 euros on achètera trois machines à coudre manuelles pour le village de Kabeya-Kamuaga. De cette façon, les femmes et les filles pourront aborder une petite activité économique et commencer à reconstruire leur vies.

  • Les mamans entraidons-nous de Laurence Nyirakamanutsi: ceci est un projet de l'Association Wamama Tusaidiane. L'objectif est d'aider les femmes du Sud avec le relancement de leurs activités agricoles pour pouvoir donner à manger à leurs enfants mal nourris. Avec les 500 euros, un microcrédit, on achètera des semences de légumes par kilo. La récolte sera vendue par commerce locale.

  • Association d'intervention en faveur des orphelins de Kaniola de Francine Ramakers: cette association a une maison d'accueil dans la province du Sud-Kivu (RDC) pour 56 orphelins issus de violence sexuelle. Les 500 euros serviront comme microcrédit rotatif en octroi de géniteurs de porcs et lapins. Ainsi, il y a toujours des ressources de survie, les enfants et les familles de veufs/veuves consommeront des protéines animales et ils apprendront tout sur l'élevage du petit bétail. C'est déjà la deuxième fois que ce project est récompensé.

  • Coordination associative pour l'élevage et l'artisanat Barka de Geneviève Ryckmans: ce projet appuie 20 veuves, chefs de famille du village de Foudouk de la Commune rurale d'Ingall-Région d'Agadez, dans la république du Niger. Les 500 euros seront utilisés pour la recapitalisation du cheptel. Chaque veuve reçoit cinq petits ruminants. Cette activité héritée sera productrice de revenus. La cohésion sociale et la stabilité au sein de la communauté seront renforcées et l'exode ou la migration clandestine vers les villes diminuera.

 

La deuxième série de projets gagnants (décembre 2016):
  • Maison Ngulo: projet d' Elien Spillebeen dans la province du Nord-Kivu. Maison Ngulo (fondé par l'organisation Mama Kivu et l'hôpital FEPSI) est une maison d'accueil temporaire et un centre de formation à Butembo qui soutient les victimes de violence sexuelle. Deux à quatre femmes, avec ou sans enfants, peuvent y rester deux à six mois. D'autres victimes peuvent y suivre une formation professionnelle, c'est-à-dire la couture et le tressage de paniers. Avec les cinq cents euros on achètera dix machines à coudre.
  • Asinoka (association d'intervention en faveur des orphelins de Kaniola): projet de Francine Ramakers dans la province du Sud-Kivu, à 66 km de Bukavu (RDC). Il s'agit d'une maison d'accueil pour les 54 enfants orphelins de Kaniola, dont la grande majorité est issue de viols sexuels. Le montant du chèque servira comme microcrédit rotatif en octroi de géniteurs de porcs et lapins. L'élevage de petit bétail augmentera les revenus des familles qui accueillent les orphelins et la consommation de protéines animales.
  • Nyota-Etoile (projet de La Tourkana asbl): projet de Mado Chideka dans la province du Sud-Kivu qui soutient un atelier de couture en faveur de 15 filles-mères vulnérables et victimes de violences sexuelles, en partenariat avec l'association Chicha asbl. Lorsqu'une jeune fille devient mère, elle est immédiatement rejetée par sa famille. C'est pourqoui l'asbl Chicha leur offre des formations et séances sur la citoyenneté et les droits humains. Les garçons y sont la bienvenue. Ce projet s'inscrit dans le développement durable et promeut la démocratie participative.
  • Action Buke-Buke (soutien à l'éducation des filles et au renforcement des femmes dans le territoire de Mwenga): projet de Stella Kitoga Bitondo, également dans la province du Sud-Kivu (Bulega). C'est une initiative pour le développement socio-culturel. Le projet comprend deux volets: le volet encadrement des petites filles qui ont abandonné l'école pour plusieurs raisons (comme le viol, la grossesse, le mariage précoce, la pauvreté) et encadrement des filles de l'école primaire avec e.a. la mise en place d'une école de devoir. Le deuxième volet prend en compte le renforcement des jeunes femmes traumatisées par les guerres (sessions de créativité ou ateliers d'apprentissage).
 
Les premiers projets gagnants (décembre 2014): chacun a reçu 500 euros
  • Usafi Ni Afya de Stéphanie Baguma: son projet soutient des femmes violées en leur proposant une formation en agriculture, leur fournit du matériel agricole et des semences. Le fait de cultiver des légumes ensemble, aide les femmes à mieux vivre les traumatismes dus aux violences sexuelles, dont beaucoup d’entre elles ont été victimes. Grâce à cela, leur autonomie économique et leur 'empowerment' social sont renforcés: non seulement cela leur offre de la nourriture et des petits revenus, mais aussi le réconfort et le savoir. Avec notre soutien, cela permettra d’acheter des semences.
  • Maisons de Femmes de Louise Ngandu: dans les deux provinces congolaises du Kasayi, deux Maisons de femmes ont été créées pour l'accueil de femmes violées et répudiées. On y essaie, entre autres, de répondre aux besoins en matière d'éducation, de santé et d'accès à l'emploi. Les 500 euros seront consacrées à une formation axée sur le coaching des femmes candidates aux élections municipales en 2015.
  • Mifenoki de Laurence Nyirakamanutsi: son projet fonctionne avec la formule de ‘microcrédit en nature’, achat de groupe de graines et semences et des soutiens collectifs de traitement et vente de récolte. Les bénéficiaires sont des femmes des environs de la ville de Goma qui ont été victimes de violences sexuelles et de purification ethnique. Le projet leur offre l'autonomie sur les approvisionnements alimentaires indispensables. Grâce à la vente, elles peuvent aussi obtenir des revenus pour financer une éducation et des soins médicaux. Le projet fonctionne à la fois sur le plan économique et sur le plan de l’émancipation sociale. Avec 500 euros, cinq femmes peuvent démarrer le projet.
  • Sofebu de Marie-Claire Ruhamya: ce projet investit depuis des années déjà dans le captage et l'aménagement des sources pour avoir accès à l'eau potable, dans l'agriculture et dans l'encadrement des enfants. Avec les 500 euros, cinq femmes qui ont subi des violences sexuelles et qui se retrouvent seules, recevront chacune 100 euros (en prêt sans intérêt) pour se procurer des semences ou lancer une petite vente de produits de première nécessité.
 
 

 

Portez un coquelicot blanc
Du 31 octobre au 11 novembre, portez un coquelicot blanc ! De cette façon, nous envoyons ensemble un message important : pour atteindre une paix durable, nous avons besoin des femmes.
Nominez votre femme de paix
Connaissez-vous une femme qui mérite le titre honorifique de « Femme de paix »? Remplissez un dossier et envoyez-le au Vrouwenraad.
Faites pousser des coquelicots blancs
Semez des coquelicots blancs dans votre jardin ou sur votre terrasse et soutenez ainsi des petits projets des « Femmes de paix ».
Publications
Besoin de plus d’infos? Vous désirez des infos par voie postale ? Contactez-nous!
Partenaires
Notre campagne reçoit des soutiens de toute part, aussi bien des bourgmestres que des communes où résident nos « Femmes de paix ».