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Les guerres ne concernent pas exclusivement les hommes

Depuis longtemps, les conflits armés ne sont plus exclusivement une question d’armées qui affrontent d’autres armées loin de la population civile. D’après l’UNICEF, le nombre de victimes civiles causées par les guerres est passé de 5 % au début du 20ième siècle à pas moins de 90 % dans les années ‘90.

Les femmes et les enfants représentent 70 % des victimes civiles des guerres récentes. Ce n’est pas une question de hasard. De nos jours, le viol et d’autres atrocités sexuelles sont systématiquement utilisés comme armes de guerre pour démoraliser l’opposant et affaiblir les communautés. Les femmes sont ainsi souvent les cibles de prédilection des conflits armés.

Actuellement, les femmes sont toutefois encore peu impliquées dans les négociations pour la paix. Et ce n’est pas uniquement dû au fait que les femmes sont traditionnellement reléguées au second plan. Souvent, ce sont les parties les plus puissantes qui se réunissent. Il s’agit généralement de chefs de guerre. Certains de ces négociateurs craignent que les femmes exigent l’égalité des droits ou qu’elles fassent trop de compromis.

Pourtant, sans l’implication des femmes, le respect de leurs droits dans les accords de paix est inexistant. La violence sexuelle n’est par exemple presque jamais mentionnée dans les accords de paix. C’est même le cas pour les conflits dans lesquels le viol a été utilisé délibérément comme tactique de guerre. Parmi les 300 accords de paix signés entre 1989 et 2008, seuls 18 mentionnaient la violence sexuelle. Et moins d’accords encore en attribuaient la responsabilité aux auteurs. L’accès des femmes à la terre ou à la propriété n’a lui non plus jamais été un thème abordé dans le cadre des négociations pour la paix.

C’est pourquoi le 31 octobre 2000, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté la Résolution 1325, dans laquelle les Nations Unies reconnaissent le rôle des femmes en tant que piliers des communautés. La résolution exige que davantage de femmes soient impliquées dans les négociations pour la paix et la construction de la paix, et place les droits et la sécurité des femmes à l’avant-plan. Elle accentue le rôle des femmes en tant d’actrices pour la paix, plutôt que leur rôle de victimes de guerre.

La Belgique a aussi un Plan d’Action National, le PAN 1325. Mais il n’y a pas de moyens pour la mise en oeuvre. C’est pourquoi la Plateforme 1325 revendique une plus grande participation des femmes dans les processus de paix ét dans la prévention des conflits ainsi que dans le processus de reconstruction du pays après le conflit.

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